Posté le 17.02.2007 par fioufiou
Les vacances sont débutées... Et l'ennui à leur côté... Bien des devoirs, bien sûr; des projets de lectures à profusion... Oui, mais... Les tristesses n'en sont guère amoidries...
[...]
J'écris comme j'ai toujours écrit, comme j'écrirai toujours... Et pourtant, aujourd'hui, cela ne sonne pas juste... Comme lorsque je tentais de jouer de la flûte, d'ailleurs... Car tout se lie toujours, indéfiniment, au souvenir, au passé...
[...]
Il fait un temps accablant... Trop de soleil, trop de chaleur, trop de bourgeons sur les branches... Trop tôt, vraiment trop tôt... Il y a deux ans, les vacences de Février se couvraient de neige - ce qui, à cette époque-là, n'en semblait pas moins accablant... Eventually, we always find something depressing... A least, I do... Be optimistic? Can I? For a so long time, I haven't been able to...
[...]
Encore un post d'une accablante inutilité ... des pensées d'une exaspérante platitude ... des mots d'une profondissime nullité...
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Posté le 17.02.2007 par fioufiou
Un petit extrait de Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand
Acte I, scène IV.
Le Vicomte
Attendez ! Je vais lui lancer un de ces traits !...
Vous… vous avez un nez… heu… un nez … très grand.
Cyrano,
gravement
Très.
Le Vicomte,
riant
Ha!
Cyrano,
imperturbable
C’est tout ?
Le Vicomte
Mais…
Cyrano
Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu !... bien des choses en somme.
En variant le ton, - par exemple, tenez
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc !... C’est un pic !... C’est un cap !...
Que dis-je, c’est un cap ?... C’est une péninsule ! »
Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « Ca, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampelephantoscamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce roc est-il à la mode ?
Pour prendre son chapeau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « C’est la mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne !
Lyrique ! « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue ;
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’un melon nain ! »
Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
- Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment ce mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.
Posté le 16.02.2007 par fioufiou
Posté le 14.02.2007 par fioufiou
Deux semaines que vous êtes parti, deux semaines que le Collège continue son chemin sans vous, pour la première fois depuis dix-huit ans... A-t-on su vous remplacer...? Par une esquisse, au moins, de ce que vous avez été?... Ce que vous avez été pour vos collègues, vos élèves (nous...); pour les murs même, pour la salle 211... Ce poste en Lycée, en section euro-allemande qui plus est, n'est-ce ce que, toujours, vous aviez souhaité? Mais se réjouir pour vous... Ce serait demander un altruisme trop grand; trop grand pour ma part... Vous nous avez laissé la mélancolie d'un départ trop soudain; et l'impression de l'effondrement de quelque batisse que nous croyions inébranlable...
Vous m'avez demandé d'entretenir mon Allemand; mais, plus que jamais depuis votre départ, j'ai la sensation de le perdre... Comment faire fleurir un arbre dont les racines ont été coupées? A l'amélioration de la situation l'an prochain, à la retraite de Mme F., je n'ose y croire... Alors je tente de lire, mais tant de choses se font "prioritaires", tant est rapide la fuite du temps...
Depuis le 31 Janvier - jour où vous avez laissé le Collège sans plus de cours d'Allemand, je vous ai pourtant revu à deux reprises... "En coup de vent"... La deuxième effaça la douloureuse impression de la première... Je vous ai revu tel que vous êtiez, tel que vous avez été durant quatre années, tel que vous nous avez menés fe la Sixième à la Troisième, tel que vous serez peut-être pour vos nouveaux élèves,
tel que vous êtes... Votre manière de "Bonjour" n'avait pas changé...
En souvenir de quatre années d'Allemand, quatre années de fiches de vocabulaire, quatre années de bavardages aussi, quatre années, surtout, au cours desquelles vous nous avez tant appris,
En souvenir d'un Professeur sans lequel le Collège ne sera plus jamais tel que nous l'avons connu,
...
Photo: Berlin, une vue que vous avez prise pour moi, de l'avion, au retour... Un voyage inoubliable, à votre image...
Posté le 12.02.2007 par fioufiou
Wenn the wind is blowing...
Wenn the sun is shining...
Wenn the leaves are falling...
Wenn all birds are singing...
Wenn your eyes are crying...
Wenn everyone's sleeping...
Wenn the poet's writing...
Wenn the one you love's dying...
Wenn so much is happening...
Wenn nobody's speaking...
Then I smile.
Posté le 11.02.2007 par fioufiou
"Qui ne se plante pas, ne pousse pas..."
Cinq mois tout de même, pour comprendre les significations première et seconde de cette phrase... Copyright Professeur de Mathématiques des 2nde4 et 2nde10, phrase qui apparait à chacun des contrôles, contrôles qui semblent bien sympathiques d'ailleurs et que je regrette bien de ne pas faire...
Et aux sujet des Mathématiques également: une apparition nouvelles, Samedi, à la séance de Préparation aux Olympiades (qui je noterai d'ailleurs par la suite, et si besoin est, POM)... Un certain dénommé Rémi, de Blaise Pascal (eh oui, nous sommes à présent deux! Voilà qui réjouira certains, et décevera d'autres...)... Rémi? Un petit air de
déjà vu... Rémi, Rémi, Rémi...? Ce même Rémi avec lequel je fis mes CP et CE1?...
Voici ce qu'il en fut de ce week-end...
La saison est décidemment mauvaise pour la pomme de terre.
Posté le 09.02.2007 par fioufiou
Quelle profondeur! me direz-vous; mais tout de même, n'est-ce rien que de savoir qu'il a fait beau un jour autre que le Samedi?
Outre ce beau temps, notre journée c'est limitée à 10h-13h pour raison de grève aggravée...
Aujourd'hui, point trop de cours non plus: 8h-11h, pour deux heures de Sport (où nous avons eu le grandissime bonheur d'apprendre que dès la semaine à venir, tous verront notre "chose d'accrosport", ce qui implique de prévoir [de grande préférence] les costumes et la musique...) et un contrôle de Mathématiques (ne nions pas que "B est le milieu du segment [AC] équivaut à (vecteur AB) = (vecteur BC) et non AB= BC seulement!...).
Et, puisqu'il a fait beau hier, la journée se termina par orage... D'où la ressurection de souvenirs du printemps dernier, du mois de Mars, aux giboulées si nombreuses, du commencement de mon premier blog, d'une grippe dans laquelle je Vous rencontrai... Et la reprise à ces derniers mots d'un cercle dont je n'ai depuis plus d'une année su sortir...
Cambodia is so far away...
Le commencement de cet article dénote un style qui n'est pas guère le mien... Récentes lectures, récentes rencontres? Que je puis être influençable...
photo: l'automne sur le lac Lagoda
Posté le 07.02.2007 par fioufiou
Merci à tous ceux qui m'ont adressé ces mots "Bonne fête!", merci à mes amis, à ma classe et à ma Professeur de Français!...
Et comment ne pas se souvenir des
Fourberies de Scapin, le 19.5 de Joy, devoir rendu le 7 Février 2005?...
Posté le 06.02.2007 par fioufiou
Le 6 Février... Un an qu'elle s'en est allée... Au-delà de tout ce qui a pu se passer durant cette année, ce départ fut en mon esprit un fond constant... Et lorsqu'il m'advient de me lamenter de mon quotidien, je repense à toi, Sandra... A ce que cette année a dû être pour toi, chaque matin, chaque réveil, chaque soir... Je ne sais que dire... Sandra... Au risque de me répèter, saches que ces trois années aucours desquelles nous ne nous sommes plus parlées ne pourront jamais effacer l'amitié... L'amitié qui marquait chacune de nos journées, avant... Avant les Etats-Unis... Chacune de notre côté, nous avons changé, et probablement sommes-nous aujourd'hui plus différentes que jamais... Mais le souvenir des années de 6e et 5e que nous avons passées ensemble demeurera à jamais; saches, Sandra, que je suis là, malgré les apparences, malgré ce que l'on pense, malgré
tout... Je suis là, toujours, à jamais...
Je me souviens des jours où, toutes les deux, nous rentrions avec elle... Je me souviens de son éternelle chaleur... Elle avait tant... Elle était... Je me souviens... Elle...
Sandra, courage!
Posté le 02.02.2007 par fioufiou
http://img300.imageshack.us/img300/2383/maths1tt5.jpg
Merci, merci à vous!... Vraiment, c'est très gentil et très touchant...! Et ce fut pour moi aussi un moment des plus agréables!...
Petite analepse pour la compréhension...
Il se trouve que, hier, notre Professeur de Mathématiques nous fit entrer la salle, puis nous laissa. L'on me demanda d'expliquer le cours sur les Statistiques mené le matin même, d'un manière un peu brumeuse, par les stagiaires... C'est ainsi que nous trouva Mme M. à son retour; me voyant ainsi au tableau, elle se glissa vers l'arrière de la salle avec un
Continuez, Mademoiselle, je ne vais pas vous interrompre... Et je fis de la sorte un "cours" de Statistiques sur une heure...